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Accueil - Musiciens - Nouri





Nouri


Nouri (de son vrai nom Noureddine El Arabi) est né en 1966 à Casablanca, d’un père marocain et d’une mère algérienne ; avec cette double culture, il dit lui-même "porter le Maghreb dans ses veines" et il sera souvent enclin aux fusions> des styles qui sont à l’honneur non seulement à l’échelle régionale mais aussi ceux de la "world-music" : Nouri a donc essayé le rai, le funk, le rock, le blues autant que le style des gnaoua dans un métissage musical intelligent et sobre.
C’est à l’âge de 11 ans qu’il commença à jouer de la musique, après que son frère aîné lui ait apporté de Belgique une guitare en guise de cadeau. Cette vocation allait conforter dorénavant un don inné du chant et de la mélodie.
En 1983, malgré l’opposition de ses parents, Nouri allait entamer une carrière de chanteur et, pendant quelques années, il montera son propre orchestre de quartier, animera des galas, apprendra tout seul les bases de la musique, et puisera dans le fonds de sa mémoire pour se frayer un chemin dans la voie de l’art. Amateur à ses débuts, il ne saura pas vous dire quand est-ce qu’il est passé au professionnalisme, ni s’il peut se considérer déjà comme tel ; en tout cas il cherchait non pas à faire école mais plutôt à se forger un style à la fois simple et vrai."

Nouri Suite ...


D’un moment à l’autre, quelques notes fraîches tranchent avec la léthargie du paysage musical au Maroc : les vrais artistes sont ceux qui, malgré tout, persistent et innovent, conscients qu’ils ne peuvent assumer leur condition d’artiste qu’au prix d’un effort énorme et d’une foi dans l’avenir. Le jeune Nouri est de ceux qui, particulièrement pleins d’enthousiasme, ne laissent aucune chance au désespoir, et qui, dans un élan de générosité, font profiter les autres jeunes artistes de leur expérience.
C’est à l’âge de 11 ans qu’il commença à jouer de la musique, après que son frère aîné lui ait apporté de Belgique une guitare en guise de cadeau. Cette vocation allait conforter dorénavant un don inné du chant et de la mélodie.
En 1983, malgré l’opposition de ses parents, Nouri allait entamer une carrière de chanteur et, pendant quelques années, il montera son propre orchestre de quartier, animera des galas, apprendra tout seul les bases de la musique, et puisera dans le fonds de sa mémoire pour se frayer un chemin dans la voie de l’art. Amateur à ses débuts, il ne saura pas vous dire quand est-ce qu’il est passé au professionnalisme, ni s’il peut se considérer déjà comme tel ; en tout cas il cherchait non pas à faire école mais plutôt à se forger un style à la fois simple et vrai.
Sa voix est un alliage intéressant de nuances tantôt de force et tantôt de douceur, il arrivera à équilibrer son interprétation par un accompagnement subtil, plein de sonorités et de rythmes. C’est que Nouri est surtout un compositeur né qui trouve facilement des mélodies, un arrangeur qui a suffisamment de métier pour trouver les timbres adéquats et les accords pertinents, un musicien dont les doigts se déplacent avec aisance dans un clavier ou dans les touches d’une guitare. Dans la carrière de ce jeune artiste, une date importante est à retenir, elle se situe vers 1988, date qui coïncida avec l’enregistrement de son premier album ; d’ailleurs il tient toujours à rendre hommage à ceux qui ont cru en lui et notamment les frères Rachid et Ali Lamrani qui géraient à l’époque le Studio Salam de Benslimane.
La sortie de son premier album a permis la diffusion de ses premières chansons dans tout le pays, et quand la RTM a pris le relais de cette diffusion en participant à la promotion des tubes comme "Ana ou nnas", "Lichira", "Achaka", le nom de Nouri commençait à nous être familier.Un compact disc va être édité à partir du deuxième album contenant 10 chansons avec pour titre vedette "Dar beida" hommage à la ville qui l’abrite et au symbole de ce nom célèbre dans le monde entier. Il sera diffusé en Europe (en France)
En 1987 il quitte le Maroc pour Paris où il est pris en charge par une maison de production française, il réalisera donc des disques avec notamment les labels de International Music et les 3 "S" (Sun Sound System)
En décembre 1989, il se produisit dans le fameux show "Happy new rai" organisé à Casablanca. En octobre 1990, il fit une tournée avec Cheb Mami dans le nord du Maroc avant d’enchaîner plusieurs représentations à Casablanca, Rabat et Oujda ; en décembre de la même année, l’un de ces concerts avait même atteint le chiffre flatteur de 20.000 spectateurs.
En 1993, il sera sollicité à l’Institut du Monde Arabe, en compagnie de Fadéla et de Cheb Sahraoui pour chanter l’anti-racisme dans la Journée mondiale consacrée à ce thème ; cet engagement social et humanitaire sera maintes fois suivi dans d’autres concerts, en d’autres lieux et à d’autres occasions. Nouri fera plusieurs voyages en Europe en tant qu’artiste, mais profitera aussi de ces passages pour se familiariser avec le monde du spectacle et les techniques de promotion, ce qui l’incitera par la suite à s’installer pour son compte : contacts avec les professionnels du show-biz, rencontres avec les managers artistiques de tous horizons, visites des grands studios et trajectoires croisées avec des vedettes occidentales et arabes. C’est à partir de là qu’est née l’idée de créer "  " en 1995. Cette société, en nom collectif, fera office de maison de production et d’édition. Il se lancera aussi dans le nouveau domaine de la communication artistique : Nouri sera, de ce fait, le premier Marocain spécialisé dans la composition des attentes musicales.
A partir de là, Nouri devait franchir d’autres pas dans la musique à programme ; ainsi, après des études d’informatique à Paris (Ecole Saro), il abordera avec une grande sûreté, la M.A.O (musique assistée par ordinateur) et pourra s’acquitter honorablement de ses premières commandes en composant des "jingles" et des musiques pour films. Dans ce registre, il excelle tout simplement : les jingles de la nouvelle grille de la première chaîne de télévision sortent de sa plume (ou plutôt de ses claviers) ; il fera de même pour plusieurs émissions de la chaîne satellitaire arabe ART ; enfin, la chanson du film "Ali Zaoua", c’est encore Nouri.
Ayant aussi des talents d’organisateur et de promoteur, Nouri préparait pour 2M l’émission de "Chante pour demain" qui a débuté le 28 février 1994 ; il lancera quelques mois après, "La caravane de la gaieté" pour divertir et compatir avec les malades dans les hôpitaux